Le nationalisme n’est pas une couleur de peau

Le nationalisme n’est pas une couleur de peau

Termes et définitions

Le dictionnaire Larousse définit le nationalisme comme un « Mouvement politique d’individus qui prennent conscience de former une communauté nationale en raison des liens (langue, culture) qui les unissent et qui peuvent vouloir se doter d’un État souverain. » Le Robert le décrit comme une « Doctrine politique, mouvement politique qui revendique pour une nationalité le droit de former une nation. » Le terme nation se définit comme étant un « Ensemble des êtres humains vivant dans un même territoire, ayant une communauté d’origine, d’histoire, de culture, de traditions, parfois de langue, et constituant une communauté politique. » (Larousse) et comme un « [1] Groupe d’hommes auxquels on suppose une origine commune. [2] Groupe humain, généralement assez vaste, qui se caractérise par la conscience de son unité (historique, sociale, culturelle) et la volonté de vivre en commun. » Ainsi le nationalisme est une idée politique qui s’apparente à l’autonomie, l’indépendance, la souveraineté populaire, d’un peuple vis à vis des autres. La forme d’organisation politique de l’État n’est pas précisée par la définition du Larousse, ni le mode d’organisation sociale et économique adopté par le peuple nationaliste ou la société souveraine en devenir. Au contraire, la définition offerte par le Robert abolit même la notion d’État face à la définition de ce qui est ou n’est pas une nation et parle plutôt d’une communauté politique. Cette définition plus large, permet aux nationalité assujetti à une domination étrangère d’être légitimé, mais aussi de légitimé des mouvements nationaux qui ne s’inscrivent pas dans l’Étatisme, que ce soit des mouvances autogestionnaires ou les nations autochtones organisé en bande, tribu ou chefferie selon leur traditions personnelles. Il ne se définit pas autrement que comme la promotion de l’indépendance et l’autogestion de la nation qui l’adopte et s’il rejette la coercition étrangère, dans la nation, il ne rejette pas les étrangers eux-même lorsque ceux-ci ne font pas parti du problème nationale (agent ou facteur de la domination étrangère).

Antinationalisme primaire I

L’antinationalisme primaire, cette peur, cette réaction instantané que les victimes de la mondialisation idéologiques ont en face du mot : « nationalisme ». Facilement effrayé, les biens pensants de l’ère mondialisée, qu’ils soient de l’ordre établit ou des milieux de la contestation , ont un effrois irrationnel de ce concept. Si les premiers aiment à couler l’idée de nation, c’est parce qu’elle dessert les intérêts de l’économie mondiale à sens uniques, l’accaparement de la richesse du monde par des élites géolocalisé principalement dans le Nord-Ouest de la carte-monde. C’est aussi parce que l’idée de nation menace directement l’idée de l’État-monde qu’ils ont réussi à implanté et à développer dans l’esprit des altermondialistes. Si l’idée de la société planétaire vivant en harmonie et en paix à été principalement popularisé et positivité par le mouvement hippies des années 60-70 et leur héritier, il reste l’un des rêves constant des aristocraties politiques de toutes les époques et de toutes les conceptions de l’espace-monde. L’impérialisme n’est pas mort, il revêt simplement des formes nouvelles extra-nationale. Il n’est plus l’apanage d’une élite nationale, mais d’une élite culturelle mondiale, une aristocratie bourgeoise mondiale de culture néolibéralisme, sans attachement ethnique ou phénotypique autre. Face à l’idée de l’empire mondiale, l’on ne trouve aucun opposant sérieux. L’idée de nationalisme ayant été balayé du registre de la contestation correcte, l’on ne se retrouve qu’avec des propositions d’alter-mondialité. C’est nié au capitalisme ça plus grande force : sa capacité à s’adapter et à se réinventé en fonction des crises et des contestations qu’il vit. L’on peut cité comme exemple de cette adaptation le mécanisme de marchandisation, par lequel non seulement les idoles perdent leur signification par une surenchère, mais aussi par laquelle les idées acquiert un statut désirable engendrant le surclassement du contenue par le contenant. À l’ère de la mondialisation et de l’information, seul ceux qui veulent connaître ont les clés du savoir, le contenue, les autres se contentant d’être informé, du paraître. Mais la faute n’est pas seulement individuelle. Dans une culture qui prêche : le paraître, la diversité et la vie à toute allure, prendre le temps d’approfondir sa connaissance dans un domaine oblige à ralentir et à réduire sa capacité à paraître connaître beaucoup de choses différentes. L’on se retrouve alors face à beaucoup d’idéologie vide de sens, n’étant qu’un écho d’une information superficielle et générale que nulle ne prend le temps d’approfondir. L’on se retrouve devant un amalgame d’idées, dont aucune n’est suffisamment développer pour être comprise individuellement. Cela donne des modes de pensée extrêmes, cela résulte, pour nous en particulier, dans un antinationalisme primaire.

Antinationalisme primaire II : Le mensonge et l’illusion

Contrairement à ce qu’aime croire l’ensemble idéologique militant, le nationalisme n’est pas le fascisme, il n’est pas non plus le racisme. C’est une proposition politique neutre, si l’on considère la division entre Gauche et droite des idées politiques. Le militantisme moderne aime à catégorisé comme raciste, fasciste, nazis, suprémaciste, tout les mouvements de revendication nationale blancs locaux. Ce qui en soit est une forme de discrimination et de racisme par favoritisme. Les seules luttes nationales légitimes sont devenue les luttes nationales étrangères, écho du double discours dominant que l’on retrouve même chez cette élite de la contestation que l’on baptise « militant ». Double discours qui présente les revendications nationales Kurdes comme légitimes, les revendications Tibétaine comme légitimes, les luttes révolutionnaires communistes de l’Inde comme légitimes, le Hezbollah et la FLZN comme légitime, mais qui condamne les luttes de l’IRA, les mouvements de revendication Bretons, le mouvement souverainiste Québécois, les désirs de rattachement du Donbass et de la Crimée à la Russie, etc. Que le discours viennent des grands médias ou des médias militants, le mécanisme est toujours le même : celui du double discours. Chez les médias le mensonges consiste à nous dire que les Syriens de l’ASL1ont le droit de s’autodéterminer comme peuple, qu’ils sont un mouvement populaire, bien que la preuve ait été faite de leur armement par les USA et que beaucoup de ses combattants étaient Lybiens, Irakiens ou Arabes et non syriens ; mais que les rebelles du Donbass sont des agents étrangers, bien que les combattant soient tous issue de la région et que jusqu’aux jeunes femmes prennent les armes pour défendre leur région contre l’Ukraine. La justification de légitimité est faible face à condamnation de d’autre mouvement. C’est le même mécanisme qui nous fait percevoir les civils syriens comme de pauvres victimes innocentes et les déshumanises du même coup, mais présente les réfugier comme une menace potentiel à la sécurité nationale. Pourtant ce sont les mêmes personnes : les victimes d’hier sortit de leur cadre de victimisation et amener dans un cadre menaçant. Aidé les victimes revient à créer une menace ? Dans les milieux militants l’illusion de l’objectivité persiste, la résistance dans l’Est de l’Ukraine est légitime parce que des femmes combattent là-bas, l’IRA devient criminelle parce que l’on connaît trop l’histoire de leur guerre. Pourtant ce n’est pas parce que l’on ne parle pas des méthodes de guerre dans le Donbass ou au Kurdistan que les « combattants de la liberté » sont de pieux guerriers sans aucun sang sur les mains. La guerre est la guerre et le sang d’un homme est le sang. Que ce soit celui d’un combattant de Daech ou celui d’un Kurdes. Aucun mort à la guerre n’a plus de valeur qu’un autre. Pourtant, l’on encense les guérilla communistes de l’Inde dans les milieux militants, mais l’on condamnerait certainement le même mouvement s’il avait lieu chez nous. On le réduirait à l’idée qu’il n’est qu’un mouvement national-fasciste ou pseudo-communiste. Le mensonge ou l’illusion, le choix est double puisque la vérité doit être atteinte, comme l’on atteint le sommet d’une montagne, et ne peut en aucun cas être simplement déversé d’un homme à un autre. L’on peut aider les autres à voir plus clair, mais l’on ne peut voir à leur place.

Antinationalisme primaire III : Chauvinisme et Xénophobie

Le chauvinisme et la Xénophobie ne sont pas du nationalisme, si leur définition devait s’intégrer immédiatement et sans questionnement à la définition de nationalisme, nous n’aurions pas des mots distinct pour les désigner. Le Larousse définit Chauvinisme comme étant « Patriotisme ou nationalisme exclusif, dénigrant systématiquement tout ce qui est étranger au profit d’une admiration inconditionnelle pour ce qui est national. » et xénophobie comme étant « Hostilité systématique manifestée à l’égard des étrangers. » Le Robert offre de ces deux mots les définitions suivantes « Caractère de ce qui est chauvin, nationalisme, patriotisme agressif et exclusif. » et « Hostilité à tout ce qui vient de l’étranger ». Si la définition de chauvinisme inclut toujours une référence au nationalisme, elle n’est pas partie prenante de la définition de celui-ci. Le nationalisme n’est en aucun cas un synonyme de chauvinisme ou de chauvin. Les définitions de Xénophobie ne font d’ailleurs aucune référence au nationalisme et ne devrait pas, raisonnablement, être systématiquement associé au nationalisme. De plus les définitions de Xénophobie comporte des renvois directe au chauvinisme (Le Robert) et au Racisme (Larousse). Ainsi donc, le chauvin et le xénophobe ne sont pas des nationalistes, ils sont xénophobe et chauvin et s’ils se cachent derrière le nationalisme pour déversé leur biles de haine, la faute en reviens à leur interlocuteur qui les laisses associés leur discours au nationalisme au mépris de son intelligence personnelle. D’ailleurs les attitudes chauvines et xénophobes desservent grandement les intérêts nationaux ou du combat pour la souveraineté politique en créant des tentions et de l’hostilité entre les milieux « autochtones »2 et « allochtones3 » ou entre les différentes groupes ethniques formant le bassin autochtones, mais aussi entre les différents courant politique qui autrement pourrait s’entendre, dû moins temporairement, afin de lutter dans l’intérêt général des populations occupant l’espace géographique concerné par la lutte nationale. Celle-ci n’est pas dans sa définition et ne devrait jamais une lutte d’expulsion des populations, mais une luttes pour le contrôle sociale et politique de la destiné d’une communauté donnée.

Antinationalisme primaire IV : Fascisme et Nationalisme

Le nationalisme est victime de sa popularité au courant des XIXe et XXe siècle. Récupéré par de nombreux mouvement essentiellement chauvin ou xénophobe, étendard d’un «false flag» éternel, bannière que l’on brandit à toute les sauces pour justifier toute les horreurs au détriment de sa signification première et de la justesse de ses luttes. A telle point qu’aujourd’hui peu de gens réfléchisse à la portée du nationalisme et l’associe automatiquement à des mouvances politiques, qui en essence n’ont rien de nationaliste et qui ont encore moins à cœur les intérêts des populations locales. Le patriotisme, fidèle faire-valoir du nationalisme subit lui aussi les assauts de l’opposition et les récupérations par des mouvements essentiellement réactionnaires et rétrogrades ayant plus à cœur de défendre une vision de la société plutôt que la société concernée. Le nationalisme n’est pas le fascisme, les défenseurs de l’attrape-nigaud du fascisme aime à brandir l’image du patriotisme et de la patrie en danger, mais comment peuvent-ils sérieusement considéré défendre la communauté nationale en voulant faire table rase et imposer des idées souvent contraire à l’État culturelle et social de « leur patrie » s’ils ne s’en font pas une idée qui est essentiellement fausse ? Le fascisme aime à brandir l’étendard du nationalisme, mais il n’est en fait qu’une idéologie de haine et de guerre, souvent contre la nation elle même. L’idéal dément d’une société militaire et contre-elle même dont les tensions sont évacué dans des purges de masses et des guerres extérieurs justifié par la présence d’une minorité « nationale » à l’extérieur des frontières. Minorité qui souvent a seulement de commun avec la nation sa langue. Le fascisme Italien était ultranationaliste, car il souhaitait rattacher les populations extérieurs à ses frontières à sa communauté politique, mais était en guerre contre les mouvements d’évolution interne à la nation italienne du XXe siècle. Mussolini n’était pas nationaliste, il était réactionnaire et anti-populaire et comment un mouvement peut-il être national s’il s’attaque aux peuples qui forment la nation, car si l’on élimine la population formant une nation, le territoire reste intacte, mais la nation ne lui survie pas. Cette perception erroné de la nation, comme une entité intangible et immortelle n’est qu’un déisme néfaste qui autorise l’appropriation des mouvements nationaux par les dictateurs, les fascistes et les opportunistes en tout genre. La nation est une chose vivante, composé d’être vivant et culturelle et n’est en aucun cas figé et immobile. Une nation immobilisé, qui ne se renouvelle pas, qui n’évolue plus, est un corps mort et cesse d’exister. Le fascisme tue les nations plus certainement que la présence de la différence en son sein, pour reprendre la description de Georges Bourgin : « Au total, le fascisme, sans originalité dans sa doctrine, se révèle comme un système de violence au service d’un clan politique, habile seulement à faire passer ses intérêts pour une doctrine de gouvernement. »4 Ainsi le fascisme est un instrument utilisé contre la nation (population gouverné) mais par l’illusion de la servir. Il n’est donc pas le nationalisme et devrait aussitôt être cessé d’y être associé dans la psyché populaire, et combattue dans ses prétentions à servir l’intérêt général.


1Free Syrian Army / Armée Syrienne Libre

2Réfère à la définition générale, de peuple natif d’une région donnée

3Désigne une communauté venue d’ailleurs par opposition à autochtone

4BOURGIN, G., 1958, Histoire de l’Italie, Presse Universitaire de France, Paris, p. 115